Grand ménage et réorganisation au musée du Louvre

Jean-Luc Martinez, nommé Président-Directeur du musée du Louvre il y a un an, est en passe de faire prendre un virage au plus grand musée du monde. Virage qui fait grincer des dents certains et en réjouit d’autres, comme tout changement, l’unanimité n’est pas toujours de mise.

On peut dire que le nouveau Louvre que propose Jean-Luc Martinez s’appuie sur la volonté de recentrer le musée vers sa fonction principale, tout simplement celle de musée, c’est-à-dire la rencontre du visiteur avec les œuvres. Une initiative pour apprendre à comprendre les œuvres, une réorganisation pour mieux les contextualiser dans l’Histoire et un partenariat avec d’autres musées parisiens. Outre ces nouvelles lignes de direction, on note une volonté de transmettre en créant des espaces dédiés aux scolaires, volonté de transmission et de pédagogie, reflet de ce que lui-même a reçu enfant, de la part de son professeur qui lui a fait découvrir le Louvre – point de départ de sa vocation. En laissant de côté l’art contemporain, même si quelques manifestations ont encore droit de cité, et en se désintéressant du mécénat, Jean-Luc Martinez parie sur une autre forme de communication. De plus, la réduction de moitié des expositions, souhaitant recentrer celles-ci sur les riches collections dont dispose le Louvre, et ne cherchant plus des thèmes étrangers aux collections du musée, est un risque à prendre connaissant le rayonnement international du musée. Mais son investissement dans le Louvre Abu Dhabi et sa tournée aux États-Unis en font un véritable VRP. Malgré cela, on sait que le nouveau Président-Directeur déteste la mondanité et le petit monde, et n’hésite pas à se séparer de fortes personnalités du musée.

En un an, on constate que Jean-Luc Martinez a déjà pris toute possession de son poste et ne s’embarrasse pas du « qu’en dira-t-on », remettant même aux calendes grecques certains grands projets, tel que le très attendu département sur Byzance et les chrétiens d’Orient. Un Président-Directeur d’envergure donc, animé par sa passion, un spécialiste de haut vol qui ne se laisse pas dicter sa conduite par le microcosme parisien, il fallait oser. Un homme à suivre !

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